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L’information et le consentement de la personne qui se prête
à la recherche biomédicale est un des éléments
clés de la procédure. Le droit français de
l’expérimentation humaine est constitué par
la loi n° 88-1138 du 20 décembre 1988, dite loi Huriet.
La législation récente a renforcé cette loi
(loi du 4 mars 2002 relative aux droits des patients et circulaire
DHOS-OPCR/2002 n° 259 du 10 avril 2002) et la recherche et l’obtention
de ces éléments est systématique quelle que
soit la nature du protocole de recherche. Le contrevenant s’expose
à une peine de 3 ans d’emprisonnement et d’une
amende de 45000 euros.
Les principes généraux de la loi Huriet doivent être
respectés lors de la mise en œuvre de recherches biomédicales
: buts de la recherche, encadrement par des professionnels compétents,
les risques encourus, les responsabilités du promoteur et
de l’investigateur, …
La loi du 4 mars 2002 se caractérise par un renforcement
de l’information des patients et l’accès au dossier
médical. La circulaire du 10 avril 2002 relative aux recherches
biomédicales dans les établissements vient en complément
de la loi du 4 mars 2002 : les dispositions législatives
relatives au consentement revêtent une importance particulière.
L’obtention du consentement aux soins doit être distingué
du consentement à une recherche, dont les règles de
recueil sont différentes. Un patient qui donne son consentement
pour bénéficier d’un cathéter fémoral
dans le cadre de l’analgésie postopératoire
d’une prothèse totale de genou ne peut être inclus
dans une étude cherchant à comparer l’analgésie
postopératoire par cathéter fémoral ou par
péridurale dans la PTG, sans obtenir un consentement spécifique
pour cette recherche. Ce point extrêmement important mérite
d’être souligné. Cette absence de relation entre
les deux consentements est valable dans les 2 sens. Le consentement
doit être réalisé en triple exemplaire : une
partie pour le dossier, une pour l'investigateur et une pour le
patient.
Dans le cadre de la recherche biomédicale, un certain nombre
d’informations minimales doivent être fournies au patient
par écrit : objectifs de la recherche, méthodologie,
durée, bénéfices, risques, information du droit
de refuser sa participation ou de retirer son consentement à
tout moment sans encourir de responsabilité, avis du CCPPRB,
déclaration auprès de la CNIL (Comité National
de l’Informatique et des Libertés), …
La fiche d’information doit être compréhensible
pour le patient. Ce dernier doit pouvoir obtenir toutes les informations
supplémentaires qu’il souhaite auprès du médecin.
Un temps de réflexion de quelques jours est préférable
avant la signature du consentement.
Il est important d’informer le patient qu’il peut annuler
à tout moment son consentement sans que cela ne change quoi
que ce soit concernant sa prise en charge et sans avoir à
donner de justifications.
Le recueil du consentement d’une personne qui se prête
à la recherche biomédicale doit être effectué
par écrit. Il est obligatoire avant de pouvoir démarrer
le protocole de recherche sur la personne. Dans deux cas, il existe
des dispositions particulières :
- Pour les mineurs et les majeurs protégés, le consentement
de l’autorité parentale ou du représentant légal
est nécessaire mais pas suffisant. L’enfant ou le majeur
incapable doit être consulté lorsqu’il est apte
à exprimer sa volonté.
- Dans le cadre de l’urgence, lorsqu’il existe un bénéfice
attendu direct et majeur pour la santé du patient, la loi
autorise une dérogation au recueil du consentement : non
recueil, consentement des membres de la famille, avis de la personne
de confiance désignée par écrit par le patient
au moment de son hospitalisation.
Les documents de consentement doivent pouvoir être fournis
par les investigateurs et les promoteurs en cas de demande par les
autorités judiciaires ou sanitaires compétentes et
ce pendant une période de 15 ans.
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